Actualités biodiversité et immobilier durable

IRICE publie des contenus courts pour aider à intégrer la biodiversité dans les projets immobiliers : points de friction, outils, leviers concrets. Des retours de terrain fondés sur la preuve, pour faire de la biodiversité un atout de projet, pas une contrainte.
GIEP et biodiversité - cadre Effinature 2026

GIEP et biodiversité - cadre Effinature 2026

Jeudi, Février 12, 2026

La gestion intégrée des eaux pluviales (GIEP) devient un levier structurant de performance écologique dans les projets immobiliers. Le référentiel Effinature l’intègre comme exigence technique vérifiable, distincte du Biodiversity Performance Score (BPS), outil de scoring.

La GIEP : d’une contrainte hydraulique à une fonction écologique

La gestion intégrée des eaux pluviales ne relève plus uniquement de la conformité réglementaire. Elle participe désormais à la fonctionnalité écologique du site.

Dans une logique environnementale structurée, la GIEP contribue à :

  • limiter l’artificialisation hydrologique,
  • restaurer l’infiltration naturelle,
  • soutenir les dynamiques biologiques locales,
  • réduire les pressions sur les milieux récepteurs.

La question n’est plus seulement de gérer un débit. Il s’agit d’intégrer l’eau dans l’écosystème du projet.

Positionnement dans le référentiel Effinature

Dans le cadre des nouvelles constructions (NCO 25.05), la gestion de l’eau s’inscrit dans l’évaluation globale de la performance écologique.

Elle intervient notamment à travers :

  • l’analyse des pressions exercées par le projet,
  • l’évaluation des continuités écologiques,
  • la cohérence entre conception hydraulique et fonctionnalité des milieux.

Effinature ne crée pas une obligation hydraulique supplémentaire. Le référentiel exige une cohérence écologique mesurable.

La GIEP devient ainsi un élément vérifiable de la qualité environnementale du projet.

GIEP et BPS : deux logiques distinctes

Il convient de distinguer :

1. La certification Effinature

Effinature est une certification environnementale délivrée par un organisme accrédité ISO/IEC 17065. Elle repose sur une évaluation indépendante et un contrôle documentaire.

2. Le Biodiversity Performance Score (BPS)

Le BPS est un outil d’évaluation distinct. Il permet de mesurer la performance biodiversité d’un projet via un score objectivé.

Le BPS n’est pas une certification. Il constitue un instrument d’analyse pouvant éclairer une stratégie ou une programmation.

La GIEP peut influencer l’évaluation écologique globale, mais elle ne transforme pas le BPS en dispositif certifiant.

Pourquoi la GIEP devient stratégique en 2026 ?

Plusieurs dynamiques convergent :

  • montée des exigences liées à l’artificialisation des sols,
  • intégration de la biodiversité dans les marchés publics,
  • pression réglementaire sur la gestion du cycle de l’eau,
  • attentes croissantes en matière de résilience climatique.

Dans ce contexte, la gestion intégrée des eaux pluviales devient un indicateur de maturité environnementale.

Elle participe à :

  • la réduction des impacts,
  • la cohérence écologique du site,
  • la crédibilité environnementale du projet.

De la technique au critère objectivable

Une GIEP performante suppose :

  • une stratégie d’infiltration prioritaire,
  • une limitation du rejet en réseau,
  • une intégration paysagère et écologique,
  • une justification technique documentée.

Dans une démarche structurée, ces éléments peuvent être :

  • analysés,
  • comparés,
  • vérifiés.

La biodiversité ne se limite pas aux espèces. Elle dépend aussi du fonctionnement hydrologique.

Intégrer la GIEP dans une stratégie environnementale cohérente

Pour un maître d’ouvrage, la question devient opérationnelle :

Comment intégrer la gestion de l’eau dès la programmation ?

Cela implique :

  • une coordination entre conception hydraulique et analyse écologique,
  • une anticipation des exigences réglementaires,
  • une formalisation des choix techniques.

La GIEP cesse d’être une ligne budgétaire isolée. Elle devient un levier structurant de performance environnementale.

Conclusion

La gestion intégrée des eaux pluviales s’impose comme un élément central de la performance écologique des projets immobiliers.

Dans le cadre Effinature, elle contribue à une évaluation vérifiable et structurée. Le BPS, outil distinct, permet d’objectiver la performance biodiversité sans constituer un dispositif certifiant.

La transformation est claire : l’eau n’est plus seulement gérée. Elle est intégrée dans une logique écologique mesurable.

Pour approfondir la gestion écologique des projets

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