Actualités biodiversité et immobilier durable
Dans certaines démarches privées, l’organisme qui conçoit la méthode forme également les personnes chargées de l’évaluation. Lorsque cette formation crée un rôle hybride, à la fois accompagnateur et évaluateur, l’impartialité disparaît. Cet article explique pourquoi la formation interne n’est compatible avec l’indépendance que si les rôles sont strictement séparés.
1. La formation interne devient un problème lorsqu’elle crée un rôle hybride
Un modèle non indépendant fonctionne souvent ainsi :
- l’organisme conçoit la méthode,
- forme les assesseurs,
- leur enseigne les bonnes pratiques,
- leur transmet l’interprétation officielle,
- leur confie l’accompagnement des projets,
- puis leur confie également l’évaluation.
Ce cumul crée un acteur hybride qui :
- conseille,
- optimise,
- pré-note,
- influence,
- puis juge.
Conséquence structurelle :
un accompagnateur-évaluateur ne peut pas être impartial.
Ce n’est pas une question de compétence, mais de gouvernance.
2. Dans un modèle accréditable, former ≠ influencer si les rôles restent séparés
Les normes internationales, ISO 17065, 17020, 17029, 19011, imposent une règle simple :
L’organisme peut former les acteurs, mais il doit séparer strictement leurs fonctions.
Dans un dispositif conforme :
- la formation des accompagnateurs = production de preuves,
- la formation des évaluateurs = application de la procédure,
- les deux fonctions ne se croisent jamais.
La formation n’est un problème que lorsqu’elle conduit les mêmes personnes à accompagner et évaluer le même projet.
3. IRICE forme, mais ne mélange jamais les rôles
Chez IRICE, la formation est fonctionnelle, jamais hiérarchique ou doctrinale.
3.1. IRICE forme les Biodiversity Partners (accompagnement)
Objectif :
- préparer les preuves,
- documenter les choix,
- structurer le dossier,
- accompagner le MOA.
Ils ne :
- notent pas,
- n’évaluent pas,
- ne décident pas.
→ Accompagnement uniquement.
3.2. IRICE forme les Évaluateurs (assessment)
Objectif :
- appliquer la procédure ISO,
- vérifier les preuves,
- contrôler la conformité,
- garantir la reproductibilité.
Ils ne :
- conseillent pas,
- n’optimisent pas,
- ne participent pas à la conception,
- ne préparent pas le dossier.
→ Évaluation uniquement.
3.3. Aucun acteur n’est hybride
C’est exactement ce que les normes exigent : pas de double casquette, pas de contamination des rôles.
4. Pourquoi les modèles hybrides sont non accréditables
Lorsque l’assesseur :
- accompagne,
- optimise,
- pré-évalue,
- prépare le dossier,
- puis évalue le projet,
alors :
- l’impartialité est impossible,
- la décision est influencée,
- la preuve n’est pas neutre,
- la gouvernance n’est pas indépendante,
- l’évaluation n’est pas opposable,
- le dispositif est non accréditable.
C’est le point de rupture méthodologique qui distingue les modèles institutionnels des modèles privés auto-administrés.
5. Formation interne : conforme si et seulement si les fonctions sont indépendantes
Les exigences institutionnelles reposent sur trois principes simples :
5.1. Séparation fonctionnelle
Concepteur ≠ Accompagnateur ≠ Évaluateur ≠ Décideur.
5.2. Indépendance opérationnelle
Un évaluateur ne doit pas avoir contribué au projet. Un accompagnateur ne doit pas avoir de rôle décisionnel.
5.3. Absence d’influence
La formation ne doit pas orienter les décisions, mais seulement la méthode d’évaluation.
IRICE coche ces trois cases.
6. L’architecture IRICE : formation contrôlée, rôles strictement séparés, impartialité garantie
Le modèle IRICE est structuré comme suit :
- Conception Référentiels documentés, non influencés par les évaluateurs.
- Accompagnement Biodiversity Partners, formés à la production de preuves mais jamais évaluateurs.
- Évaluation (assessment) Évaluateurs formés à la procédure, mais jamais accompagnateurs.
- Décision Prise par une instance indépendante.
- Gouvernance Conforme aux exigences d’accréditation ISO 17065.
Résultat :
Une formation interne parfaitement compatible avec l’indépendance, car les rôles ne se croisent jamais.
Conclusion
Former des acteurs n’est pas un obstacle à l’indépendance. C’est le mélange des rôles, accompagnement, optimisation, pré-évaluation, décision, qui détruit l’impartialité et rend un dispositif non accréditable.
En séparant strictement :
- les Biodiversity Partners (accompagnement),
- les Évaluateurs (assessment),
- la Décision (instance indépendante),
IRICE met en œuvre une architecture conforme aux normes internationales, garantissant une évaluation impartiale, opposable et institutionnellement fiable.
