Actualités biodiversité et immobilier durable

IRICE publie des contenus courts pour aider à intégrer la biodiversité dans les projets immobiliers : points de friction, outils, leviers concrets. Des retours de terrain fondés sur la preuve, pour faire de la biodiversité un atout de projet, pas une contrainte.
Évaluer la biodiversité dans l’immobilier : diagnostic, score, label… comment mesurer sans se tromper ?

Évaluer la biodiversité dans l’immobilier : diagnostic, score, label… comment mesurer sans se tromper ?

Jeudi, Avril 24, 2025

Évaluer la biodiversité dans un projet immobilier est devenu un enjeu stratégique pour les maîtres d’ouvrage, les collectivités et les investisseurs. Entre diagnostics écologiques, scores de performance et labels de sensibilisation, les outils disponibles n’offrent pas le même niveau de fiabilité ni la même portée décisionnelle. L’objectif de cet article est de clarifier ces différences en s’appuyant sur la typologie officielle des démarches biodiversité, afin d’aider les acteurs à choisir l’outil adapté et à éviter toute confusion entre engagement, méthode et preuve indépendante.

1. Pourquoi la question devient centrale

La biodiversité est désormais un critère structurant pour les maîtres d’ouvrage, les collectivités et les investisseurs. Entre la taxonomie européenne, la CSRD, les attentes ESG et les politiques publiques, les projets immobiliers doivent démontrer de manière fiable leur performance écologique.

Pourtant, le marché reste marqué par une forte hétérogénéité : scores internes, labels sectoriels, diagnostics écologiques, engagements volontaires, certifications…

Tous ces outils ne relèvent pas du même registre.

Les confondre expose à des risques de greenwashing, à des erreurs méthodologiques et à des décisions mal informées.

La typologie IRICE apporte un cadre clair.

2. Le triptyque IRICE : trois familles, trois portées

IRICE distingue trois catégories essentielles pour structurer la lisibilité du marché :

1) Les labels déclaratifs

  • Objectif : sensibilisation, engagement, valorisation.
  • Méthode : scoring, critères optionnels, approches qualitatives.
  • Portée : communication et mobilisation.
  • Exemple générique : labels de démarches biodiversité.

Ils sont utiles pour donner une impulsion, mais ne constituent pas une preuve indépendante.

2) Les démarches volontaires structurées

  • Objectif : cadrer l’action d’un organisme ou d’un projet.
  • Méthode : référentiels internes, chartes, engagements méthodologiques.
  • Portée : cohérence opérationnelle, amélioration continue.

Elles structurent les pratiques, mais ne produisent pas de décision opposable.

3) Les outils d’évaluation fondés sur la preuve

  • Objectif : mesurer la performance écologique réelle.
  • Méthode : indicateurs mesurables, données vérifiables, observation de terrain.
  • Portée : éclairage des décisions publiques et privées.
  • Exemple : Biodiversity Performance Score (BPS), opérée par IRICE.

Ces outils fournissent une analyse indépendante, indispensable pour sécuriser les décisions ESG.

3. Le Biodiversity Performance Score (BPS) : mesurer la performance réelle

Le BPS est construit pour répondre à une exigence simple : fournir une mesure écologique fiable, reproductible et neutre, utilisable dès la conception et jusqu’à l’exploitation.

Cinq domaines écologiques structurent l’analyse :

  1. préservation du sol,
  2. développement du patrimoine végétal,
  3. soutien à la faune,
  4. réduction des impacts du projet,
  5. gestion écologique durable.

Chaque thème est décliné en indicateurs mesurables (sol vivant, connectivité, diversité végétale, trame noire, hydrologie…). Le résultat est un score de 0 à 100, fondé sur la preuve.

Pourquoi cela change tout :

  • Les données sont vérifiables.
  • L’analyse est reproductible.
  • Le résultat peut être mobilisé dans les politiques publiques.
  • Il est compatible avec la certification accréditée Effinature.

Le BPS n'est ni un label, ni un engagement : c’est un outil de mesure.

4. Labels et scores : pourquoi ils ne répondent pas au même besoin

Dans un projet immobilier, les labels déclaratifs peuvent être utiles pour :

  • sensibiliser une équipe,
  • encourager la mobilisation,
  • structurer une démarche pédagogique.

Mais ils ne permettent pas :

  • d’attester une performance,
  • de répondre aux exigences réglementaires,
  • d’alimenter un reporting ESG contrôlable,
  • de garantir l’indépendance de l’évaluation.

Leur fonction est donc complémentaire, jamais comparable, à celle d’un outil de mesure comme le BPS.

5. L’indépendance : un point décisif pour les acteurs publics et financiers

Le Code de la consommation, la CSRD et les législations européennes sur les allégations environnementales rappellent une exigence simple :

Une performance environnementale doit être fondée sur une évaluation indépendante, vérifiable et documentée.

Cela exclut :

  • les auto-déclarations,
  • les outils internes partiellement audités,
  • les démarches reposant sur l’auto-appréciation.

Le BPS répond à ces attentes en apportant :

  • des indicateurs objectifs,
  • une vérification extérieure,
  • une traçabilité complète des preuves.

Cette rigueur est ce que recherchent aujourd’hui les investisseurs, les bailleurs et les collectivités.

6. Comment choisir entre diagnostic, label et score ?

Pour sensibiliser et valoriser une démarche → un label déclaratif.

Pour structurer une politique interne de biodiversité → une démarche volontaire.

Pour mesurer, vérifier et éclairer une décision → un outil fondé sur la preuve comme le BPS.

Ces trois niveaux sont complémentaires, mais chacun a sa place propre. Les confondre conduit à des évaluations inadaptées ou à des décisions fragilisées.

Conclusion : mesurer sans se tromper

L’évaluation de la biodiversité dans l’immobilier se structure autour d’une exigence croissante : passer de l’intention à la preuve.

Labels, démarches volontaires et analyses indépendantes jouent chacun un rôle utile, mais ils ne répondent pas au même besoin. Le Biodiversity Performance Score apporte un cadre mesurable, vérifiable et reproductible, essentiel pour sécuriser les projets, éclairer les politiques publiques et répondre aux exigences ESG.

Il devient ainsi un repère solide pour les acteurs qui souhaitent intégrer la biodiversité dans la durée, en fondant leur stratégie sur des données réelles et non sur des déclarations d’intention.

Pour aller plus loin : https://irice-certification.com/label-biodiversity-performance-score-bps

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